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retrouvailles d’ici et une merlette…aïe !

Les chats ne semblent pas malheureux…Ils sont entrain de se réconcilier, même, et partagent désormais un coin à eux près du portail bleu.

Leur résidence secondaire. Tu les cherches, ils y sont, tapis à l’ombre ou à mi-ombre, évoluant dans la courbe solaire, lascifs, étalés. Je viens de leur faire un petit rocher de Monte carlo avec plusieurs grosses pierres,  pour qu’ils fassent un peu de sport quand même, genre 40 cms de haut…Prendre de l’altitude n’a pas besoin de prendre les choses de très haut, nan, nan, c’est juste une question d’attitude, si, si…

Bon, tant qu’ils s’éloignent du supermercado de la merlette moi je suis soulagée. Because le jardin a été celui des merles depuis cinq ans, alors ils sont totalement confiants, font leurs courses au sol à deux mètres de toi, ne voient pas le chat ramper vicieusement. La merlette ne doit sa vie sauve qu’à deux interventions urgentes de ma part. Elle a trois zozillons dans le nid, je veux pas faire nounou moi !

La merlette

Le merlou dans le merisier.

Il n’y a pas longtemps je me suis souvenue que petite, en Corse, je mangeais du paté de merles, enfin vendu sous ce nom, dans une petite terrine qui coutait la peau des fesses chez Quilicci, le charcutier familial de la petite rue derrière la maison. Inconsciente, que voulez-vous on est petit, on suit la ligne tracée…au moins au début, hein ?…

Oui je me régalais. J’avais totalement censuré cet épisode honteux et ça m’est revenu. Bigre Bougre Bougresse ! Faut dire qu’en ce temps là on se foutait comme d’une guigne de la nature et de sa préservation. Les forêts corses regorgeaient de décharges sensa vergogna où j’allais avec ma mère bazarder je ne sais plus quoi. Il y avait à peine un ramassage des poubelles en ville. La tradition c’était de brûler quelquepart, si possible par temps sec en plein maquis à défricher, ou de jeter allègrement dans la nature sauvage et belle, point, basta cosi, si.

Ici, non. Pas trop hein ? Plus maintenant ? Pas en Europe ? Ailleurs, loin, dans des pays dits en voie de développement ( autrefois sous développés, hem hem) si, si.

Pour parler de jolies choses, d’endroits préservés et cajolés, je suis retournée ce matin m’inscrire à ma Médiathèque jolie. Celle de la ville d’avant était très très bien. Celle de maintenant, du village voisin  (dans mon village c’est pas encore au point, je le crains…me suis inscrite mais, bon, euh , bof ?) ,  donc celle de Pont en Royans est petite mais suffisante et elle est un écrin dans un écrin.  Je l’ai fréquentée autrefois, durant huit années, je l’aime beaucoup.

Si tu passes dans ce village perché au dessus de la Bourne, tu t’arrêteras. En plus, il y a le Musée de l’eau et son bar-resto. Qu’elle ne fut pas ma joie de retrouver cette terrasse, d’y siroter mon café, le sac plein de revues et bouquins ! Du vert partout, le bruit des cascades et de la rivière, des hauteurs, des trouées de ciel au milieu. Douces retrouvailles. Il va me falloir une vie pour remettre pied dans ces endroits, brasser, fouler, gravir, glisser, aller, aller.

…Une demie journée plus tard et..un gros chagrin. Je l’ai tenue dans mes bras son petit corps chaud inerte les yeux entr’ouverts et j’ai beaucoup pleuré. Ils l’ont eue. La merlette n’est plus. Je ne pouvais pas être 24hsur 24 à veiller sur elle. Elle est venue poser son dernier soupir dans le grand bac rempli de fleurs qu’elle aimait bien. Je les lui ai cueillies, j’ai pris des merises, des branches et puis mon coeur qui battait pour elle et je lui ai fait une petite tombe légère où peut être elle refleurira.

Le merle semble prendre le relais au nid…

Mais comment aimer les oiseaux et les chats ?

Sociolinguistique

Hier je vais à ma Médiathèque chérie.

J’ai déjà raconté l’ami J. qui y travaille. Pas vraiment un ami, non, mais nous avons ensemble accueilli des groupes à la médiathèque. Il a fait de la lecture à voix haute et bien plus que cela. Il est…Il est. Oui, je sais , nous n’en viendrons jamais aux mains lui et moi. Alors nous en sommes aux yeux. Oui, c’est pareil pour tout ceux qui le croisent, ce n’est pas « moi » plus qu’un(e) autre, oui, je sais. C’est comme ça. Il y a ce…ce petit , cette petite chose en plus…Bref.

Hier alors je m’approche du comptoir. Il me regarde et dit

– Oh , Tu as des couleurs !

– Ah bon ? C’est le vélo peut être..

?

– Non euh  tes vêtements, je veux dire…

– Ah oui, ah ? Tu aimes ces couleurs là ?

– Ah oui !!

– Ah moi aussi, j’aime beaucoup ces couleurs là.

– Excuses moi hein…?

– Non mais tu as raison, c’est très bien. Tu as raison…

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Voilà. Ca c’est de la sociolinguistique.

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Surtout si je te rajoute qu’on se regarde, et comment on baisse les yeux ou pas. On sourit, puis je ris, puis il regarde et rebaisse les yeux en disant

« excuses moi » et moi je re ris, etc. Pendant ce temps là nous sommes debouts chacun d’un côté du comptoir et il manipule mes livres.

Et je reste gênée et lui je ne peux pas dire. Et je reste confuse toute la matinée en repensant à ce genre d’intermède délicieux que nous offre la vie ensemble. Les points de suspensions , les intonations de voix, tu aurais tout cela dans la retransmission fidèle de ce dialogue, en sociolinguistique. Retranscrire tout précisément te prend la semaine. Et il faudrait aussi filmer, tu l’as compris.

La sociolinguistique c’est cela, ce fut cinq années de ma vie universitaire. C’est la communication en action, « en contexte », comme on dit.

Qui parle à qui ? Le verbal et le non verbal. Où cela se passe -t-il, comment et pourquoi ? Quels sont les enjeux, explicites et implicites, etc, etc. Pour quoi a -t-elle cru entendre ce qui n’était pas dit ? Pourquoi s’excuse-t-il ? Passionnant.

Trois minutes avec J. Et m’y revoilà. Au coeur. Ce qu’on bafouille et ce qu’on ne dira jamais. Ce que corps dit, ce que mains ne laissent dire, ce que yeux osent. Ce qu’on interprète parce qu’on sublime l’idée qu’il aurait regardé mon visage alors qu’il parle de ma tunique violette et du foulard orange et jaune.

Nous n’entendons que ce que nous voulons.Nous prêtons les intentions à la force de notre souhait, de nos rêves. Tout se joue dans ce qui ne se dira pas. Alors comment décrypter  ce qui se dit avec et sans les mots ? Passionnant.

Déroutant. La sociolinguistique que j’aime est au carrefour de la philo, de la psychosociologie et de l’anthropologie. Ethno du quotidien, le marquage et repérage de ces petites choses sensibles. Nous, communicants.

ET Bam, je m’en suis pris une bouffée hier matin. Pfff. Si on peut plus déposer ses livres tranquillement !

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En plus, c’est le « mois du voyage »…des rêves et des rencontres de fous qui font.

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Me voilà toute chamboulée !

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Se taire, dites vous ? Rester aux abris silencieux, sous des tonnelles qui protègent ?

Oser et dire, oui, tu as raison c’est risquer un bout de sa peau.

C’est risqué, toujours.

Très.

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Moi j’dis…

Moi j’dis qu’y en a ils z’envoient des trucs bizarres alors faut pas s’étonner que le facteur il traine la savate…

Waouh les bretonnes ont frappé un grand coup ce matin !

Le jardin au vent qui pense et la fille qui danse dans les rues, par exemple, je dis pas des noms, moi, je dis juste qu’y en a elles z’ont pas peur de  timbrer leurs pensées.

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Je dis juste qu’il y a des blogueuses qui n’ont pas froid aux yeux ni aux guibolles.

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Et je dois dire que ça me fait tout chose aussi because je n’envoie rien en ce moment, rien fabriqué avec mes paluches. Comme un laisser aller, une grosse flemmingite dans les aïgus. Ben t’as quoi, tu spleen ou quoi ??

Et pis faut dire IL FAIT CHAUD !! Pas toi ?

Nan, sans blague c’est quoi c’te canicule d’avril là ? Je commence à me poser des questions.

La Bretagne a soif et danse pieds nus dans les rues. On vit en robe d’été ici et on pourrait dormir dehors, même qu’on aurait chaud, pas un poil de fraicheur la nuit ou si peu. Ké Passa ??

Nan pasque j’avais une théorie sur la météo Toto. Suite à mes fines observations d’icitte, j’avais trouvé que les années où tout était décalé, en avance. Genre : le froid d’hiver en novembre puis rien…Puis avril en short et en sueur…Ben ces années là l’été était un peu malade, mitigé, pluvieux froid fin juillet, pas top top, forcément puisque l’été a déjà donné en avril-mai.

Bon mais là j’ai un doute qui m’étreint. Je sens le truc pas clair, une embrouille à l’horizon. Va falloir que je brieffe ma grénouille sur le balcon.

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N’empêche. N’empêche j’ai fini le livre de K. Hagena. J’avais fait un billet titré  « Je ne suis pas décue. « 

Je confirme.

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Ce livre est tombé pile poil. J’étais dans la soupe, fallait juste remuer à petit feu. y’avait tout pour moi à ce moment là, précisément.

Je l’ai entendu à la radio encore une fois : un livre c’est une question de moment. Ce n’est pas tant que le livre soit « bon » ou pas. C’est surtout le moment qui fait que « ça colle », ça te colle à la peau. C’est rare, ce n’est pas tout le temps l’emboitement parfait, ça ne fait rien. Et desfois c’est.

En avril-mai 2005 j’avais enfin pénétré l’univers de Jim Harrison. Je l’entendais à la radio, je le guettais, je savais mais je n’osais. Ce n’était pas l’heure. Et puis sur une pulsion j’ai acheté un de ses bouquins. Je m’en souviens. Je venais d’emmenager dans une maison. J’étais tout le temps au jardin. Je l’ai lu dehors, sans m’interrompre. Il me parlait. Mon arrière-grand-père me parlait, Les grands lacs me parlaient. Rien d’autre ne comptait. A partir de ce moment là j’ai repris les rênes pour refaire le grand voyage vers le pays de ma grand-mère. Cela m’a pris deux années, de recherches en archives généalogiques y compris.

Deux années pendant lesquelles j’ai lu tout Harrison. Point.

Pour  « le goût des pépins de pommes »  je pense qu’il faut avoir connu certaines ambiances. Des ambiances familiales de senteurs, de fruits, de fleurs, des grands jardins où se nicher.Des abeilles qui grondent quand tu passes sous la tonnelle.

Une copine d’atelier d’écriture m’a écrit  » Ah tiens ? tu l’aimes ? Je n’ai pas réussi à le finir ce livre. » Oui, je comprends. C’est un livre de moment dans la vie. De souvenirs. De rivières, de jupons, de riens. J’adore les courses qu’elle fait, ce qu’elle rapporte à manger. J’adore qu’elle se baigne nue dans une eau noire. J’adore le poulailler repeint en blanc dans la nuit. Et bien sûr sa grand-mère qui perd la boule, c’est formidablement écrit. L’escalier qui craque et parle. Les odeurs, la bicyclette, le drame, les marches du perron où pécorent les filles. Tu t’y plonges ou pas. Et pour ma part j’ai éprouvé le besoin de lire entre le dehors et le dedans, le plus souvent sous le vent, au soleil, j’avais besoin de sentir l’air, de me mettre à portée du chant des merles, de l’alentour, d’être frôlée.

J’ai pris le temps aussi. Impossible de lire juste quelques pages à la fois.

Je voulais tout oublier de l’ici et partir complétement dans la maison avec elle. Sentir le coton des oreillers, jeter la robe noire pleine de sueur qui colle à la peau. Toucher la main du vieux monsieur venu déposer son secret.

Manger enfin les pommes sous l’arbre. Poser la couverture sur l’herbe mal fauchée. Partir, évoquer, souvenir, presser la pulpe, m’alourdir, rêver.

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Millénium (suite)

Il y a peu je vous avais dit que je trouvais le début de Millénium 1 très poussif et décevant. Et bien mon aventure avec cette série est assez cocasse finalement !

 

Oui, les soixante premières pages sont pénibles. Je ne m’y attendais pas. Je trouve tout le baratin économico-politique mal amené, comme des pavés à avaler, et je ne parle pas des contenus mais de la façon dont c’est introduit, au forceps. C’est assez curieux, parce qu’après, quand on a enfin droit à de l’action au présent, avec des personnages qui respirent, là c’est un autre style, totalement, vivant et qui capte le lecteur.

 

On dirait presque un autre qui écrit et une scission entre le narratif-journalistique qui veut nous bourrer d’infos, et le récit vivant avec surtout des bons dialogues qui aérent et accrochent. L’ensemble est pour moi un polar moyen mais un excellent scénario. Un régal pour un metteur en scène.

 

Donc, au moment où je cessais de rechigner et où l’histoire me plaisait, je suis allée à la Médiathèque où on m’a signalé que j’avais un mois de retard pour ce bouquin et qu’il était réservé donc à rendre illico.

Cela m’a bien fait rire ( de moi). J’ai mis la locomotive et lu en diagonale ce que je pouvais. Sautant tous les passages à rallonges, explicatifs et lourdingues, et picorant sur les dialogues et l’action elle même. Ouh la vilaine, oui mais urgence en la demeure les amis !!

 

J’ai rendu le Millénium 1 sans avoir tout fini mais assez contente d’avoir passé du temps avec les personnages, surtout Mikael et Lisbeth, bien sûr. Et décidée à voir le film sans attendre d’en avoir lu plus. Car quitte à lire un scénar autant passer à l’image de suite…

 

Une semaine après je suis en médiathèque et en présentoir je vois Millénium 3. Etonnée !! Alors ça y est, cette série n’est plus en coulisse sans cesse réservée, elle est accessible à tous ? Mais en démarrant par la fin ? Morte de rire. Chiche, que je me dis ! Après tout j’ai fait connaissance et je ne suis pas accro du tout, j’ai même rendu le tome 2 qui m’attendait en réservation !!

 

J’ai donc démarré hier soir le tome 3, assez contente de mon petit tour joué…C’est bien la première fois que je fais cela. Et cela m’amuse bien d’y trouver du plaisir. Je continuerai de sauter les passages qui t’expliquent lourdement les archanes des mafias politiques et économiques et je me régalerai des aventures des personnages. Je me suis déjà bien amusée hier soir.

 

Oui, on dirait que j’ai trouvé un mode d’emploi avec cette série : le beurre et la tartine en dessous, le tout gratuit pour mes petits neurones. Oh la vilaine !

 

Finalement la façon dont un livre entre dans nos maisons puis dans nos têtes. C’est une histoire, toute personnelle, qui me plait.

C’est déjà une aventure avec ses errances et ses surprises.

C’est mouvant, parfois du coup de foudre qui refroidit, parfois du tièdasse qui rougit, parfois du rejet rempli de non-dits, parfois de l’amour intense -pour toujours- que rien ne laissait entrevoir ?

Tiens, il faudra que je m’en souvienne.

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Tu as lu Millenium ?

Zut, hier soir je me suis demandé si j’étais dure du bulbe ou quoi ?

Impossible d’accrocher à ce livre, le Tome premier  » Les hommes qui n’aimaient pas… » Millenium1, que j’ai mis six mois à récupérer à la médiathèque. Moi qui voulais me plonger dans un truc fastoche qui m’emporte…!!! Les quarante premières pages sont interminables et sans saveur. Bourrées d’informations politico-economistes mal écrites.

Pas de coup de coeur sur un personnage savoureusement décrit. Pas de contexte ni d’ambiance des lieux qui donneraient envie et  feraient palpiter mon cerveau et ma curiosité.

Décidemment j’ai toujours du mal à entrer dans un bouquin. C’est comme livrer un baiser sur la bouche ou dans le cou. C’est pas pour tout le monde, faut me montrer patte blanche et m’aguicher sérieusement ( nan mais tu crois quoi ?)

J’ai sauté trente pages et rencontré Lisbeth, oui la lisbeth de Millenium que je ne demande qu’à rencontrer…Mais un bouquin où je commence déjà à sauter les pages c’est pas bon ça.

Nous allons voir, maintenant que je suis en vacances, si je retrouve mes fonctions vitales ou si c’est grave docteur.

Toi,tu l’as lu Millenium ?

 

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Il l’a fait !

Bravo Nicolas !!

Sauvagement bon, de Nicolas Blanche, aux Editions Tetras.

Le voilà disponible son guide des cueillettes et recettes ad hoc. Moi j’attends encore son restaurant champêtre quelque part entre Drôme et Cotentin, mais avec la retraite à pas d’âge, je serai patiente…Son blog a encore de beaux jours devant lui !

A voir, donc , les détails de cette aventure éditoriale dans son billet du 16 octobre intitulé  c’est moi qui l’ai fait . Beaucoup beaucoup de travail, et enfin un résultat que j’irai commander dans ma librairie préférée…mais qui est en vente en ligne et dans les grosses boutiques  !

Pour le commander en ligne :

gallix-distribution.com
fnac.com
librairiedialogues.fr
amazon.fr
libfly.com
chapitre.com

Et en Suisse :

cheaperbooks.ch

Le Monde, cet inconnu.

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Toute une série de photos, ci-dessous, issues d’un livre emprunté à la Médiathèque ( Editions du Chêne).

Rien d’autre à dire.

Mother Earth.

Moi l’oeil rond comme une soucoupe distribuant ses étoiles

L’esprit parti. Illuminé par un feu de brousse sur une terre orange.

L’âme au corps dévorant sa part de rêve et qui en redemande, affamée.

Life on earth and elsewhere too…

Pieds rouges danse esprit en feu rêve qui marche

J’avais déjà recopié quelque part ces codes graphiques mais là je vais m’en faire un poster-maison et nous allons voir…

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