Archives pour la catégorie sauvagement bon

Libres !

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Tests gourmands

Est ce que tu connais le livre de Ninie, Fannie Denault,  sur les tartes ?

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Enfin, sur les fonds de tartes, précisément.

Nous sommes très tartes chez moi. On aime malaxer, patouiller, prendre le temps d’une sucrée ou d’une salée, d’une brisée ou sablée…Et les autres ?

Les pâtes sans farines ? Emprunté déjà plusieurs fois ce livre mais jamais testé. Cette fois j’ai bien envie.

J’ai commencé par du facile et du « que j’ai tout le temps à la maison » : lait de coco et semoule et cacao.

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J’ai donc fait ce fond de tarte. De la semoule cuite au lait de coco, avec du cacao et du sucre.

Dessus moi j’ai mis un genre de flan coco : oeufs battus avec sucre et lait de coco. Que j’ai parsemé de morceaux de chocolat noir.

Résultat ? J’aime bien. Une chose à savoir : que le fond de tarte ne dépasse pas trop, ne cuise pas trop…Car alors c’est crispy, j’avais fait trop cuire et ça crissait sous la dent sur les bords non recouverts  de la garniture. Mais en 24h, tout se ramollit, no problemo.

Ce livre est bourré d’idées. Il faut tester. Et moi j’aime les céréales.

Autre test du dimanche ? Pour un moelleux au chocolat, remplacer le beurre par de la crème de soja et du chocolat blanc. Ouh là là , j’ai réussi mon coup cette fois, en beauté !!

3 oeufs, séparer blancs ( en neige) et jaunes  (monter au batteur avec 4 cuil. a soupe de sucre, jusqu’à blanchissement)

Dans une casserole faire fondre 100 gr de chocolat noir avec un verre de café, 3 grosses barres de chocolat blanc et la même quantité de chocolat « pralinoise ». Y ajouter 10 cl de creme de soja.

Mélanger tout cela. Pour ma part j’ajoute la farine en dernier, une fois que les blancs d’oeufs sont incorporés. J’en mets peu, 3 à cuillères à soupe et tamisée, une cuillère à la fois.

Il m’a fallu cinquante ans pour accepter l’idée de tamiser de la farine et acheter une jolie passoire à cet effet et je dois dire que….je trouve le résultat plus moelleux, plus aéré.

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Sur le balcon tout le monde était ravi. Mangé tiède : une régalade !!

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Bien, plus loin que les mains

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Transports. Transports de pensées, gaieté simple. Envois. Envoie. Et vois.

A défaut de parcourir le monde, laisser voguer.

Une blogueuse a rejoint le club des cinglés du courrier. De celles et ceux qui n’ont pas peur de timbrer, même pour rien, pour personne, pour l’inconnu complet.

Soyons des inconnus. Tout à fait.

Une petite fille qui m’avait servi des brochettes de feuilles et de violettes au bord de la rivière, m’a posté prose et dessins.

Dimanche. Je lui fait une maison.

Le temps n’est ni gris ni bleu, les deux. Encore froid.

Elle ne va pas à l’école, elle vit sa vie cette petite fille. Elle fait son jardin, elle suit son cours de vie avec ses parents qui veulent un monde différent.

Et le font.

Dimanche. Les enveloppes sont prêtes, entassées.

Les mains ont butiné. Avant les couleurs j’ai dessiné le pain. Encore à cause de ces blogueuses qui font. Je me suis dit, retentons. Il faut toujours tenter mille fois face à la tentation.

J’ai tourné les bras et les mains, faisant une danse avec la pâte, m’imaginant au coeur d’un batteur, d’une machine brassant, pétrissant. Je n’ai jamais vu faire, j’imagine. Il faut imaginer et se croire capable.

Cela ne marche pas toujours mais bon…J’ai fait une tente berbère dans la salle de bains, entre radiateur, pain, serviette au dessus. Un pain couvé en quelque sorte. Ensuite j’ai tout gâché, ça c’est moi, en badigeonnant dessus de l’huile et de l’eau froide juste avant le four, sur un pain tout chaud, tendrement gonflé.

Moi et la chimie c’est pas ça… Il a plissé. Puis il a retendu ses rides au four.

Bref…Il a fait des efforts pour me faire plaisir.

 

Le résultat est une miche gentillette, tendre et assez aérée. Elle ne goûte pas la levure mal montée, ni le raplapla-des-degâts (je rappelle que mon four n’a pas de thermostat, un feu de dieu).

C’est l’autre jour, chez la maman chérie de la petite fille, que j’ai mangé son pain si bon. Sa première réussite totale, vraiment.  Cela donne envie.

Son levain-maison se nomme Martin. « maman a donné un nom à son levain, elle est folle celle là » à dit l’enfant, ravie.

Ils ont déménagé et maintenant le levain se plait. L’autre maison était trop froide et humide. La nouvelle sent le feu de bois, Martin aime ça.

Et moi, et moi….

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Je suis décidée, quand j’aurais une maison, quand je serais….quand…j’aurais un levain, Tintin.

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Les pieds dedans

Hier je suis partie voir des amis. Tu sais que je ne suis pas très branchée « famille », je n’y peux rien, c’est génétique chez moi. Mais j’ai le bonheur de connaitre deux personnes que j’aimerais, que j’aurais choisies, même s’ils n’étaient pas de ma famille. C’est cela qui compte pour moi. Ne pas être englué, ne pas se sentir obligé ni subir les non-dits pesants, les faux semblants. Bon j’arrête, tu sais bien que je suis intarissable sur ce sujet à la fois tabou et brûlant.

Non, ce que je veux te dire c’est juste qu’hier était une très belle journée.

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Cela se passe dans la Drôme du sud, au Pays de Bourdeaux.

Au bord du Roubion, il y a un bon resto rustique. Une petite fille pêche et prépare des truites. Au choix : truites en brochettes ou truites farcies.

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La cuisine est une histoire d’aimer et d’inventer. Ce cuistot là est doué.

Après on relâche dans la rivière les restes du repas. Retour à la nature, dans le courant qui bat.

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Le bruit de la rivière qui crépite, une pulsation folle. Un instinct de vouloir, de courir. La force du mouvement. Je ne m’en lasse pas. Je me suis couchée l’oreille sur les pierres, tout au bord. Pour m’entendre dévaler la cascade moi aussi.

On a cueilli des violettes pour faire du sirop. Elle a mis ses pieds dans l’eau. Quelque soit la saison, c’est comme ça.

C’est plus fort que nous.

C’était hier.

Ce matin une amie m’écrit de son iphone  : « Je suis à Osaka. J’attends le prochain avion. Je suis épuisée ».

Elle vit au bord du Pacifique, elle traverse le globe pour ses vacances. On se verra au bord de la méditerranée, peut être.

De l’eau, je te dis, de l’eau.

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En ce moment c’est l’appel, les retrouvailles.

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Une maison, un jardin.

Une maison pourquoi ? Et au fil des visites et des sentiments, tout ce qu’on met dedans.

Faudra-t-il s’y reconnaitre ? Faudra-t-il y être différents ? Je sais ce que je vis les mains dans la terre. Tout ce que j’y mets, de l’essentiel.

Une maison donc un jardin. Comme pour tout ce que j’aime, tous ceux que j’aime et dont j’ai tant besoin, je m’efforce de m’en passer, je me fais régulièrement cette violence,  silencieusement. J’ai passé ma vie d’adulte comme cela, à me prouver qu’on peut se passer de…Pourquoi ? Je ne sais pas. Ce goût de tester vers l’ultime, de ce « comment vivre » sous toutes les conjugaisons. Creuser vers la source, refuser la dépendance vis à vis de quoi que ce soit ? Illusion.

C’est petit à petit que j’ai compris que j’étais terrienne. Comme ce n’était pas de bon aloi chez mes parents, je me taisais. Je le vivais en douce. Ce n’est que plus tard que je l’ai compris puis écrit. Mais c’est resté comme un secret ou un tabou. Pourquoi ? Parce que cette génération, celle des parents des années 20, ne voyait de l’interet que dans le progrès et repoussait loin leurs ancêtres qui s’étaient usé les mains ?

 

 

La roue des générations tourne. Et puis j’étais la seule de la fratrie à aimer la nature et la terre. Je ne le savais pas. C’est le bonheur de rencontrer des béarnais qui me l’a révélé au grand jour. Nous vivions en maison, toujours dehors, chez eux, leur terre, leurs rivières, ils m’apprenaient tout. Ce fut le commencement. Et puis, en Drôme depuis plus de treize ans, j’ai toujours eu un lopin à moi. Soit du jardin collectif-partagé, soit un jardin tout court. Sauf depuis quatre ans. Pourtant c’est moi qui ai choisi de venir en appartement, c’était plus simple, moins cher, et je changeais de travail, de salaire, etc.

Je fais toujours mes choix avec le sourire, cela ne sert à rien de pleurer si tu ne subis pas. Le jeu est dans tes mains, assume. C’est vrai que je suis autoritaire mais en vieillissant je me rends compte que je le suis autant avec moi qu’avec les autres.

Alors les visites de maisons se suivent sans se ressembler mais continuent de creuser une veine, un tunnel qui bouge, qui fait ressurgir, qui interroge, essaie de trier en moi et emmêle tout. Dès que je vois  un jardin qui a du vécu, je frissonne. Des arbres, des fruits, un espace qui parle déjà, que j’ai envie de prendre dans mes bras. Mais on ne vit pas que dans le jardin, n’est ce pas  ? Il faut être raisonnable et bien regarder la maison aussi.

 

Un jour il y aura celle, ou simplement le moment. Le tunnel sera percé, les certitudes amorçées, la peur envolée. Et on dira Oui. Comme un baiser. Au moment où on ne s’y attend plus, peut être ?

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Quand c’est le moment

Quand c’est le moment, te voilà entrain de faire ce que tu ne te  croyais plus capable de réaliser. Tu l’as voulu, tu le veux, peut être même tu essayais avant, mais ce n’était pas le moment. Hier deux choses se sont produites que j’attendais depuis longtemps. Cela répond presque au tag de Nicolas dans les commentaires du billet précédent : donner en photos quatre résolutions 2011.

Pour moi cela date d’il y a plus longtemps que cela, ce ne sont pas des résolutions de réveillon. La première chose que j’ai réussie pour la première fois, vraiment, j’essayais de la faire depuis des années. Mais le plus souvent j’obtenais du raplapla sans vraiment savoir pourquoi alors qu’il est question de levées, de bulles d’air, de légèreté.

Hier j’ai donné sans compter. Le beurre à flots, la levure en double, la farine à la pelle. A la deuxième levée sur le radiateur de la salle de bains, j’ai bien vu que quelque chose se passait. J’ai fait des tresses à la Belle et elles ont pris leur ampleur. J’ai failli trop faire cuire au four, ce truc infernal qui chez moi se nomme « four ». Mais OUI. OUI.  La brioche est belle, folle, grosse, une ogresse. Chaude, j’aurais pu me vautrer dans ses plis et tout dévorer mais je me suis retenue, on aurait frôlé le Fellini dans ma cuisine. J’aurais même pu la mettre dans mon lit et prendre un kilo par heure à grand renfort de confitures.

Et elle venait comme une princesse couronner une fin de semaine sans ordinateur et surtout, surtout, sans allumer l’ordinateur le matin. Voilà ma deuxième célébration ! Depuis six mois je ne voulais plus partager mon petit dejeuner avec le wouèbe, mais je n’étais pas mûre, ce n’était pas encore le moment. Ca y est j’ai passé le cap. Je n’ouvre plus la sale bête à 7h. Depuis plus d’une année j’en ai laissé de côté ma gym et yoga et consorts face au lever du soleil. Depuis un an je loupe plein de matins (moi qui suis du matin! ) parce que je ne sais pas ouvrir l’ordinateur juste pour 20 minutes. Si rien ne m’attend, je vais prendre le temps : blogs personnels, photos, blog-amis, mails…deux ou trois heures peuvent s’écouler au dehors sans que je ne réagisse. J’étais accro. Je sentais la morsure, l’addiction et parfois jusqu’à l’écoeurement.

Je ne regrette pas. Je dois toujours m’adonner à quelque chose, le dévorer, avant de pouvoir me ressaisir et être capable de doser. Alors j’attendais d’être prête. Et voilà. Depuis vendredi 21 janvier 2011, je suis prête. Je n’ai plus besoin de ma dose. C’est pour moi une petite victoire. C’est ainsi. J’ai aussi quitté le projet d’écriture collective auquel je participais. Il m’a fallu six semaines et  une contribution de douze pages de beaux textes pour réaliser que je n’étais pas faite pour cette aventure et que cette aventure ne m’allait pas. Je n’arrivais pas à suivre le mode d’emploi, lequel n’était pas toujours très explicite non plus. Et je me suis sentie soulagée, aussi parce que le rythme était soutenu et demandait d’être sur le net chaque jour, plusieurs fois par jour, l’interactivité y était vive, pressante, et j’ai adoré cela puis le fil s’est coupé, je ne pouvais plus y être. Beaucoup de sentiments se sont alors échappés, découverts, et je me suis sentie différente et prête à autre chose. Ouverte au monde du dehors, ayant fait le tour de beaucoup de choses sur le net et plus apte à me retrouver, moi, ailleurs, loin des écrans blancs qui scintillent dans nos solitudes.

Bon, Cher Nicolas, cela ne fait pas quatre, mais peut être deux résolutions, entre ne plus allumer l’ordinateur au petit déjeuner et réussir les brioches, mais en conséquence directe il y a reprendre soin de soi, refaire des exercices de bien-être à la maison, le matin… Il y  a autre chose, bon allez en troisième, c’est retourner voir les amis aux quatre coins de France. C’est en cours,  étape numéro un l’Auvergne (patience pour les photos !!) ! Et, hop! en 4 : je veux changer mes collages, trouver d’autres façons, d’autres formes / supports / matériaux…je ne sais… Des idées ?

 

 

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Il l’a fait !

Bravo Nicolas !!

Sauvagement bon, de Nicolas Blanche, aux Editions Tetras.

Le voilà disponible son guide des cueillettes et recettes ad hoc. Moi j’attends encore son restaurant champêtre quelque part entre Drôme et Cotentin, mais avec la retraite à pas d’âge, je serai patiente…Son blog a encore de beaux jours devant lui !

A voir, donc , les détails de cette aventure éditoriale dans son billet du 16 octobre intitulé  c’est moi qui l’ai fait . Beaucoup beaucoup de travail, et enfin un résultat que j’irai commander dans ma librairie préférée…mais qui est en vente en ligne et dans les grosses boutiques  !

Pour le commander en ligne :

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Et en Suisse :

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