Archives pour la catégorie les blogueurs se rencontrent

Les petites graines

Parfois tu veux semer, planter, graine faire germer et rien ne vient. Le jardin fait à sa tête, au fond, et cela me plaît et quand je vois des plantes prendre racine là où je n’y pensais pas, c’est la joie.

Surtout quand ce jardin est inconnu, il a tout à m’apprendre. Entre ses dalles alors je vois les tournesols monter. Je n’ai rien vu. C’est vrai que j’ai beaucoup nettoyé le balcon en dessus, à grandes eaux. La nature aime l’eau je crois.

Et du jour au lendemain les fleurs battaient campagne.

Elles sont un petit bataillon à avoir trouvé leur coin. Bien alignées entre les fentes des pierres. Et comme ma maison vit au dessus d’une fourmilière, tout le monde s’éclate.

Dans ce jardin, te souviens tu des photos d’avril et de ces grandes tiges de fleurs violettes qui semblaient sauvages ? Je ne savais pas que c’était la monnaie du pape. La monnaie du pape cela fait quatre ans et même plus que je tente d’en semer. Rien.

Et voilà qu’elle est reine chez moi. Et je ne savais pas qu’elle était aussi la reine des mobiles suspendus, je me régale de ses évolutions, je n’ai pas résisté à en couper quelques tiges et à décorer la terrasse en bois.

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Je ne sais pas comment cette plante est arrivée dans le jardin, il y en a de tous les côtés. Cela me fait sourire, bien sûr, pauvre biquette toi qui croyait en planter, tu n’as plus besoin.

Est-ce qu’elle est venue toute seule ? Tiens, Colibri m’a écrit que le chat devait s’en méfier, faut que j’aille voir ses propriétés , autre que décoratives…Est-ce que le vent l’a amenée en profusion ? Léopold en avait-il déjà ? Je ne suis pas sûre. Oui, je suis dans la maison de Léopold et Henriette lesquels, comme c’est étrange, on des caractéristiques de vie proches des nôtres…

J’ai pensé à lui en éclaircissant les cinq pierres qui mènent à la cabane de jardin en traversant l’herbe. Elles, je suis sûre que c’est lui qui les a posées. Je voulais retrouver leur forme complète et repousser terre et herbes qui les avaient envahies depuis..depuis ?..Je crois que Léopold est mort ici il y a quinze ans. La maison a bien changé, vraiment, il serait étonné. La maison, la vue, les constructions environnantes. Seuls les monts et montagnes sont absolument intacts.

Voilà, on s’installe.

Mon atelier a fière allure, j’ai fait le tri des tonnes de papiers et courriers et constaté que les courriers de l’année écoulée sont essentiellement BEAUX et viennent de VOUS. Ca m’a fait drôle, comme un univers secret qui se délie et se lie. Des frissons. Des audaces, des imprévus, des dons. Des petites graines qui font leur vie.

Miam. Bientôt je vais re-croquer dans le papier de couleur, la colle et les crayons pour poster des trucs et des machins ?J’aimerais bien.

Ce matin j’ai pensé que la maison commence à être nôtre, a prendre nos empreintes, nos odeurs, nos sentiments.

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Un mercredi

Cette semaine un jour, un seul, m’a tout donné, le meilleur et le pire.

Dans le mauvais ordre. Alors là je vais l’écrire dans le bon ordre, c’est à dire le moche d’abord et ensuite le beau.

Le moche : j’ai encore !! visité une maison. Villa moderne y’avait marqué, avec portail sécurisé, j’aurais dû comprendre.

Parfois j’étonne mes amis qui se demandent comment je me fourre dans des plans qui ne sont pas pour moi mais je vais voir quand même. Et je ne parle pas que de visites de maisons à vendre, non, hélas. Bon, oui, quoi, je ne sais pas, une naïveté ? J’ai la foi en un truc qui ferait le monde très chouette, à mon regard. Sans conneries, sans bagarres, sans gros cons, sans….avec le reste.

Dès que je suis arrivée j’ai su que je perdais mon temps. Et pourtant je suis restée une heure à débiter des amabilités à quelqu’un de complètement débile. D’ailleurs qui ne comprenait rien de ce que je disais. Je ne sais pas t’expliquer. Le problème est que nous rencontrons rarement des gens très loin de nos mondes, des gens qui voteraient d’un bord très à droite, tu piges ? C’est bien rare de rentrer chez eux, de s’assoir sous leur terrasse, etc.

Dans un autre blog j’ai raconté ma soirée sur un paquebot Ajaccio-Marseille avec dîner à une table de trois. Moi et deux mecs charmants mais….d’une opinion politique à mon opposé. Deux projets de société, deux visions incompatibles. Mais ils parlaient, très agréablement et calmes, de leur vie, de leur clôture, des frontières, de leur jardin et leur boulot, de leur vécu avec des étrangers, de leur volonté d’avoir la paix dans leur vie sans personne pour les emmerder…etc. Cette discussion m’a changée pour toujours. En autre parce que je me suis trouvée démunie avec mon discours qui leur semblait parfois bien gentil mais totalement déconnecté de la réalité, la leur. Et surtout je voyais loin, du moyen et long terme, et eux voulaient du tout de suite, là, autour de leur clôture, basta. Cette nuit là je n’ai pas eu le mal de mer, j’ai eu le mal de société, d’humains et j’ai eu peur, de nous. Tous.

Lors de la visite de maison, non, aucun sujet fâcheux n’a été abordé. Mais dans tous les sujets quotidiens, y compris les loisirs, la nature, la déco, les maisons, le soleil et la pluie, l’école et le reste…Je me suis retrouvée à parler avec quelqu’un qui ne parlait pas ma langue, c’est à dire pas mon monde. Rien. Rien en commun, même pas la notion d’espace, de lieux et de gens. Je sais c’est la vie. Mais cela m’a démontée. Car je sais les conséquences, je sais combien je suis marginale parfois et surtout combien ils sont nombreux à ne connaître que l’intérieur de leurs clôtures, leur famille, les biens matériels accumulés et eux entassés dans une inculture totale, le rapatriement de la bêtise autour des foyers. De ceux qui sont perdus à cinq kilomètres de leur village natal. Bien sûr c’est ma vue des choses, mon intolérance à moi qui parle, avec mes propres critères qui me font jauger la distance à l’autre et l’incommunicabilité profonde.

Et ça me fout les pétoches. Et il m’a fallu deux jours pour m’en remettre. Et il nous en faudra plus que cela pour nous remettre du résultat du premier tour des élections l’an prochain.

Rien d’autre à faire que de foncer vers l’utopie absolue, oui. Je le re re redis. Je veux mourir complétement timbrée de vivre en couleurs, sans peurs et remplies de bagages légers, de ceux qu’on transmet pas de ceux qui écrasent.

 

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Nue sur une île, par exemple.

Ou ici avec toi, aussi.

Et ouverte comme une fenêtre dans une brousse africaine sous une pluie odorante, salvatrice.

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Le beau ? Une participation à un atelier d’écriture et un récit en trois textes.

Voilà le  premier !

Courriers des coeurs palpitants

Lundi, courrier d’une blogueuse

Mardi, courrier d’une blogueuse.

 

2010-2011 courriers de blogueuses

 

Courrier de toi, courrier de moi. Tes caramels, tes collages, tes recettes, tes photos. Mes collages, mes bricolages, ta musique, tes mots, ton écriture.

Nos coups de mou qu’on ne dit pas. Nos coups de mou qui s’envolent avec l’enveloppe dedans. Des facteurs gentils et des méchants. Bouh.

Des histoires et même des personnages de blogues qui se nouent entre nous. Quoi d’autre que le rêve et la liberté d’imaginer pour combattre au quotidien tout ce qui nous tombe sur le nez ?

Des mots, des secondes données, du temps, des pensées. Quoi d’autre pour exister ?

Pourquoi ? Pour rien. Tout simplement. Parce qu’on sait y trouver. On sait combien même un peu….

Ose, oser, osera, osier, panier, oiseau lyre, oisiller, osé, rose, oser.

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Ce qui se passe ailleurs est ici

Dans les mondes imaginaires il se passe des drôles de choses.

Depuis novembre, Ted et Lôlà sont dans la forêt mystérieuse du Monde des Quatre. Il y a même un blogueur transformé en coccinelle géante ! Plus rien ne les arrête !

Sur la tortue légère, Lôlà a refait la tapisserie, et les valises…Mais où ira-t-elle cette année ?

Etre là

Passagère elle dit ce sentiment d’urgence qu’elle a toujours eu. Elle dit les signes, elle a besoin des couleurs, de l’amour, des preuves d’amour plus que tout.

Alors elle rêve d’une petite feuille suspendue, d’un roseau flottant dans le ruisseau. Et elle rêve de vous. Les inconnus, les lointains, elle les aime bien. L’année a passé. Il y a des années qu’on marque d’une pierre blanche. Celle où on l’a rencontré, celle où on l’a perdu, celle où on ne savait plus, celle où on a quitté, celle où on a trouvé. De tout ce qui fait vivre. Cette année n’est ni ceci ni cela, elle est juste, sans plus, à part le retour d’un super boulot (oui quand même c’est génial), elle est juste passante, passagèrement là.

Pour tenir un blog il faut être un peu mal, un peu en demande, un peu comme ci ou comme ça, étranger, malheureux, fiévreux face à la vie, en recherche de partage, de reconnaissance, dans une période où on est seul ou bien on a besoin de s’isoler, ou non, on a besoin de dire, on est acharné de soi-même, on veut montrer, on veut être important quelque part dans le monde, même juste un instant. Oui, on est forcément un peu désespéré. Ou non, on veut partager, on dira cela simplement, avancer et partager, mais je crois que c’est tout autre chose. Et puis disons que c’est la faute de la technologie, mince, il y a des ordinateurs, il faut s’en servir, c’est un outil important. Important ?

Cette année j’ai  testé des tas de blogs en moi, j’en ai des paquets, comme des paquets de biscuits, ceux avec du chocolat, ceux avec des fruits, ceux aux meringues, les sablés et les feuilletés. Il me reste sûrement des trucs à goûter. On en revient à la gourmandise, hein ? En cette fin d’année j’ai même un ordinateur à moi, rouge et portable, tu vois où mène la technologie ? Euh…La gourmandise ?

Cette année j’ai stagné un peu dans mes recoins, comme un lac qui a peu de courage sur sa barque. Lentement, laisse glisser. Mais je t’ai quand même rencontré. Toi et toi et toi. Que je ne connaissais pas avant. On s’est écrit aussi, c’est ti pas beau cette vie ?

J’ai des projets pour les deux ans qui viennent. Tiens toi prêt. Des preuves d’existence et pas de résignation, non. Voilà je me préviens, je me dis. Voilà.  Vais-je me mentir ? Hum, comment, qu’est ce que tu dis ?

 

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Chui trop jouasse moi !!

Ouaip boudiou, j’suis trop contente ! Deux courriers d’un seul coup dans ma boîte ce midi et deux blogueurs ! The cerise on the cake. Merci les agneaux vous êtes des angels. Tu vois comme mon bureau est rempli ?

Quand c’est comme ça, la vie elle est jolie, je te dis.

OUIiiii on est casse pied, casses sandales et godillots on VEUT des preuves que la vie vit. C’est ainsi, p’tit Louis, remet tes bigoudis.

Le Marcus de l’île de Ré adorée et ma Mingigi-cinglée-chérie-du courrier y zont chaussé leurs bottes et zont timbré des pensées. Et les pensées timbrées voyagent, mon p’tit Loulou ( enlève tes bigoudoux mon chou).

Et pendant que d’une main je tenais leurs enveloppes, de l’autre j’en glissais une rose pour une blogueuse jolie qui a Osé me donner une adresse. Je te le dis mon p’tit Ouistiti, c’est sans douleur ce charivari. Vas- y !!

Merci les timbrés, les cinglés, les osés, les discrets, les pas encore, les amarrés, les plantés, les postiers, les ronds et les carrés, les jaunes et les violets. Chui trop jouasse moi, merci les piti amis !!

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Où je suis

Où je suis quand je ne suis pas sur ce blogue là, je suis ailleurs. J’écris beaucoup en ce moment, plus que je ne prends de photos, par exemple.

Si vous voulez me lire il y a l’embarras du choix. Embarras ?

Les liens vers les blogues sont sur la colonne de droite, là, tu vois ? J’ai une amie qui est handicapée des blogs et à chaque fois que je lui dis, c’est indiqué là…à gauche, ou là dans la colonne, etc, etc….Elle tourne en rond, ne trouve pas ! Ne me dis pas que c’est ton cas ?

Que sont ces endroits où j’écris ? Ce sont comme des tiroirs, j’y range par genre, par style, par contenus…

Les mots qui viennent : des poèmes , tout ce qui me passe par la tête plutôt en court que long. Des petites fictions aussi.

La tortue légère : ancien blog de départ, le premier, réaménagé, en ce moment j’y mets les voyages, le travail en Asie, une vie d’avant

Les yeux disent : je pose mes photos, parfois quelques mots aussi

Les mondes imaginaires : ancien blog qui racontait une vie sur un motu de sable. Maintenant les protagonistes sont dans des forêts animées, extraordinaires.

Voilà, quand je ne suis pas ici je suis sur ces blogs là et aussi dans des blogs collectifs d’écriture francophone.

A bientôt, toi !

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