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un Pho Bo et d’autres choses du jour..et un rajout 48h chrono

Dernière journée sur mon lieu de travail. Entre copines. Aupar

Y’a une façon bien particulière

avant l’une d’elle, chez elle, m’a montré comment faire le vrai « pho bo » vietnamien.de prononcer « Pho » puis le ton, la musique avec le « Bo »..là je peux pas te le faire…Mais c’était délicieux. Je vais te raconter.

Mais quand même l’émotion de la journée c’était d’apprendre que la collègue que je remplace depuis un an et qui est en congès parental, va écourter son congès et sans doute rempiler dès fevrier. Merde, j’avais prévu de bien m’amuser avec mes groupes et je m’étais concocté un thème sur la citoyenneté, le vivre ensemble, l’Europe c’est quoi ? et les gestes écolos au quotidien….Hum, faudra faire fissa, because la collègue c’est pas son genre de travailler dans le live comme ça, elle est moins douée que moi, bien sûr…Non, bon, crotte de boudin.

J’ai avalé la nouvelle en me disant, « Allez tu seras au jardin ! » et puis je me suis dit  « re-crottin de boudin faut se ré-inscrire au Pôle Machin »…je suis rôdée, allez, pis chui  « sénior » tout le monde s’en tape….Y m’foutent la paix…

« Allez tu nous feras un ti deuxième ? » que j’ai dit à la collègue du « Pho Bo » pisque je remplace les celles qui font des mômes… Elle a dit qu’elle va essayer.

Pour le Pho, c’est pas dur.

Un litre et demi d’eau à bouillir avec un gros bout de gingembre frais, deux anis étoilés, du bouillon cube, des graines de cardamome.

Tu as cuit les nouilles. Des plates et larges et blanches / de riz. Tu les places dans les grands bols, quasi saladier, bleu et blanc, of course.

Tu coupes très très finement un oignon en rondelles translucides ( tu te mets zen, et lentement tu coupes comme si ton sort en dépendait…), et idem pour le boeuf, en très fines lamelles ( tu respires avec le ventre et cérémonieusement, tu tranches le boeuf en petites languettes roses, comme des strophes d’un poème taoïste… ).

Tu as des pousses de soja lavées ainsi que de la menthe et du citron ( un demi citron par personne).

Dans un joli plat sur la table tu poses harmonieusement : soja, oignon,menthe, citrons.

Dans les grands bols il y a les nouilles et les lamelles de boeuf et tu verses le bouillon radieux.

Chacun mettra le contenu du joli plat (soja, menthe,oignon, tu suis ?) à sa guise et citronnera abondamment le résultat. Tu manges lentement avec baguette et à la fin le bol tu rapprocheras de tes lèvres pour boire. C’est le bol qui se rapproche, pas toi qui te courbes comme un malotru pour baver sur les nouilles, hein ?

Heureux mais jamais repu tu en re-veux. Il y a. Tu recommences. Forcément ça n’a jamais le même goût. parce que le temps a passé, le citron un peu plus ou moins, les nouilles pas pareilles, ont collé, l’oignon plus mou ?

Tu l’as compris soja, oignon et viande ne cuisent qu’al dente à peine que par la grâce du bouillon qui les recouvre. D’où l’extrême besoin, petit vermiceau, de couper si finement, que le jour passe au travers, que la couleur fonde, que tu ne saches plus sous ta langue qui était quoi…

Je crois qu’on peut inventer d’autres ingrédients. Aïe, je vais me faire griller la plante des pieds j’ai oublié la purée de piments…petit pot acheté chez l’asiat du coin. Il est sur la table et tu en verses une pointe dans ton bol, il se mélange au Grand Tout…A toi de voir le dosage. « Sans le piment pas de Pho Bo ! » a dit la copine.

J’avais une amie qui s’appelait Chi. Le Pho était son anti dépresseur et son anti grippe et son anti…Le restau où elle allait était tenu par un pote, devenu ami de la Belle. Vers 11h elle s’y pointait, avant le rush. Ils se parlaient vietnamien, j’adorais cela. Il l’installait  à sa petite table du coin et allait mitonner le Pho spécial, pour eux. Un truc avec des anti-tout dedans, des saveurs extrêmes, des remèdes pour l’âme, un fumet divin.

Au vietnam, cette soupe-bouillon est partout. Sur tous les trottoirs, dans toutes les rues. Le mets de base, le mets qui requinque, il y a sans doute à chaque région sa façon… Le Vietnam est un pays de toutes façons…Qui te retourne comme une crêpe, te fait voir des étoiles. La cuisine est divine, tu ne la manges nulle part ici sauf dans les maisons. Divin, je dis, divin. Que le grand Cric me croque si tu ne dégustes pas un jour un vrai Pho Bo vietnamien !

Tiens, rien que d’y repenser me fait oublier la nouvelle moins agréable de ma journée…De toutes façons, dans les boulots je ne fais définitivement que passer, c’est ma destinée et cela me plaît.

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48 h plus tard, j’ai un goût de reviens-y vite vers le Pho.

J’ai acheté du soja en bocal passque rien d’autre….bof bof mais en fait je constate qu’il redevient meilleur et croquant dans le bouillon, j’en ai même mis dans la casserole, carrément.

Je rajoute au bouillon une tomate fraiche,  pelée, coupée en tranches

Je n’ai pas de boeuf, par contre j’ai du coriandre frais en supp de la menthe

Je n’ai pas les nouilles ad hoc, larges et plates. Les miennes sont plutôt format spaghettis, mais de riz, hein ? Attention !!

Et bien je me suis régalée !! Et la purée de piment en bocal n’est vraiment pas forte, je n’ai pas hésité !

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La faim, le plaisir

J’ai un peu la tête en pastèque. J’ai pas mangé. Faut vous dire que manger m’interesse beaucoup. J’y accorde de l’attention, j’en ai besoin, du plaisir.

Si pas de plaisir non j’aime pas me nourrir juste pour gaver les zoies. D’ailleurs certains soirs en ce moment, je n’aime pas comment on mange parce qu’on parle trop en mangeant et on ne pense pas assez à profiter des mets. C’est qu’on mange juste pour gaver l’oie qui en a un coup dans la cervelle. Trop fatigués, trop plein de trucs autour de la maison, les idées, les travaux, etc.

Le repas passe vite. L’oie est gavée et, finalement, il me manque la lenteur, la dégustation du repas. Qu’on aurait préparé comme j’aime, tout en finesse et amour, même avec peu. Non, là on dîne du roboratif. Il m’est même arrivé un truc de fou.

L’autre jour entre deux moments de bricolage on est allés au « routier » du coin. Sous une grande glycine. Une ambiance inimitable de petites tables dehors au bord de la route, remplies de gars en bleu et vert et godasses de chantiers. Demande pas ce qu’on mange. Deux nanas sans aucune féminité apportent la bouffe. La bouffe.

Bon dieu j’avais pas mangé aussi dégueu depuis..depuis ?? Je ne sais pas. La cantoche ? La salade qui goûte le papier et ensuite, un steak et des pâtes tièdes sans beurre et bien sûr pain blanc et vin à volonté. Faut dire qu’on est de plus en plus gourmets, nous,  pour les fruits et légumes qu’on achète du coin et bio le plus souvent. C’est là que je me suis aperçue que mon palais avait vraiment ses habitudes. Et je ne mange pas de boeuf, jamais aimé cela. Et ben quoi que j’ai fait ? La zoie elle a croqué le steak. Très tendre, bien. Et puis, comme d’hab au bout de trois bouchées j’avais une odeur dans mes narines, un truc de mort, de décomposé, je pouvais plus.

Les fromages étaient bons et ensuite un flan de patissier, le truc floc floc tu sais ? Bien sucré. Il m’a fallu trois litres d’eau ensuite pour m’en remettre. Pendant le repas j’ai vu qu’y avait saucisses aussi au lieu de steak, mon sang n’a fait qu’un tour ! Zut, c’était trop tard pour changer…le lendemain j’ai acheté trois sortes de saucisses et en plus elles étaient démentes. Une petite orgie, on en mange jamais. Délicieux, fantasque, improbable, étonnant, rigolo.

Oui mais bon l’ambiance du resto, l’ambiance ! J’ai appris à mon homme que la personne qui nous servait, et qu’il connait, il est déjà venu, est une femme. Ah bon ?…ben ..euh..oui…et puis à ses yeux me reluquant, cette personne habillée en adolescent de trente ans,  j’ai vu.

Comme on parlait de poncer le parquet, « elle » m’a emmené voir à l’intérieur comment elle avait poncé ses tables et j’ai fait exprès de la frôler et de caresser le bois dans le bon sens près de ses doigts. Je te dis que c’est une femme cet homme là qui sert des tablées de mecs crevés, ben comme ça y zont pas à chercher ses petites fesses ni le reste. On mange, on demande pas son reste. Ca gueule, les patronnes donnent des ordres aux clients d’un ton bourru, pas de chichis dans les nichons.

Et puis il y avait un papy barbu excentrique qui était seul à table mais voulait causer, causer à la cantonade, à haute voix, avec toute la glycine et toutes les tables dessous.Il avait une tête de Père noël, mais bien barjot, hein ? faut pas compter dessus pour tes cadeaux. J’ai vu qu’il avait un mobil home auquel était accroché une remorque. Outillé pour l’aventure le gars, il avait déjà fait trente kilomètres et changé de département, il montait en forêt, je suis sûre. C’est l’été, les fous sont dehors, c’est légal, c’est la liberté.

Alors j’ai faim moi maintenant. Ca sent le frais dans mon panier de cocagne du vendredi. Des oignons rouges, des salades qui croquent, des carottes douces et sucrées, de la roquette adorée. Des nichons, des nénés, des gars qui sont des filles, la nature a toutes les variétés. Croque, croquons, croquez !!

Bon mais c’est pas du tout ce que je voulais vous raconter. Je voulais parler de ma journée poêles à bois et chaudière et jonc de mer. Mais je me suis laissée entrainer.

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Tests gourmands

Est ce que tu connais le livre de Ninie, Fannie Denault,  sur les tartes ?

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Enfin, sur les fonds de tartes, précisément.

Nous sommes très tartes chez moi. On aime malaxer, patouiller, prendre le temps d’une sucrée ou d’une salée, d’une brisée ou sablée…Et les autres ?

Les pâtes sans farines ? Emprunté déjà plusieurs fois ce livre mais jamais testé. Cette fois j’ai bien envie.

J’ai commencé par du facile et du « que j’ai tout le temps à la maison » : lait de coco et semoule et cacao.

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J’ai donc fait ce fond de tarte. De la semoule cuite au lait de coco, avec du cacao et du sucre.

Dessus moi j’ai mis un genre de flan coco : oeufs battus avec sucre et lait de coco. Que j’ai parsemé de morceaux de chocolat noir.

Résultat ? J’aime bien. Une chose à savoir : que le fond de tarte ne dépasse pas trop, ne cuise pas trop…Car alors c’est crispy, j’avais fait trop cuire et ça crissait sous la dent sur les bords non recouverts  de la garniture. Mais en 24h, tout se ramollit, no problemo.

Ce livre est bourré d’idées. Il faut tester. Et moi j’aime les céréales.

Autre test du dimanche ? Pour un moelleux au chocolat, remplacer le beurre par de la crème de soja et du chocolat blanc. Ouh là là , j’ai réussi mon coup cette fois, en beauté !!

3 oeufs, séparer blancs ( en neige) et jaunes  (monter au batteur avec 4 cuil. a soupe de sucre, jusqu’à blanchissement)

Dans une casserole faire fondre 100 gr de chocolat noir avec un verre de café, 3 grosses barres de chocolat blanc et la même quantité de chocolat « pralinoise ». Y ajouter 10 cl de creme de soja.

Mélanger tout cela. Pour ma part j’ajoute la farine en dernier, une fois que les blancs d’oeufs sont incorporés. J’en mets peu, 3 à cuillères à soupe et tamisée, une cuillère à la fois.

Il m’a fallu cinquante ans pour accepter l’idée de tamiser de la farine et acheter une jolie passoire à cet effet et je dois dire que….je trouve le résultat plus moelleux, plus aéré.

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Sur le balcon tout le monde était ravi. Mangé tiède : une régalade !!

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Bien, plus loin que les mains

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Transports. Transports de pensées, gaieté simple. Envois. Envoie. Et vois.

A défaut de parcourir le monde, laisser voguer.

Une blogueuse a rejoint le club des cinglés du courrier. De celles et ceux qui n’ont pas peur de timbrer, même pour rien, pour personne, pour l’inconnu complet.

Soyons des inconnus. Tout à fait.

Une petite fille qui m’avait servi des brochettes de feuilles et de violettes au bord de la rivière, m’a posté prose et dessins.

Dimanche. Je lui fait une maison.

Le temps n’est ni gris ni bleu, les deux. Encore froid.

Elle ne va pas à l’école, elle vit sa vie cette petite fille. Elle fait son jardin, elle suit son cours de vie avec ses parents qui veulent un monde différent.

Et le font.

Dimanche. Les enveloppes sont prêtes, entassées.

Les mains ont butiné. Avant les couleurs j’ai dessiné le pain. Encore à cause de ces blogueuses qui font. Je me suis dit, retentons. Il faut toujours tenter mille fois face à la tentation.

J’ai tourné les bras et les mains, faisant une danse avec la pâte, m’imaginant au coeur d’un batteur, d’une machine brassant, pétrissant. Je n’ai jamais vu faire, j’imagine. Il faut imaginer et se croire capable.

Cela ne marche pas toujours mais bon…J’ai fait une tente berbère dans la salle de bains, entre radiateur, pain, serviette au dessus. Un pain couvé en quelque sorte. Ensuite j’ai tout gâché, ça c’est moi, en badigeonnant dessus de l’huile et de l’eau froide juste avant le four, sur un pain tout chaud, tendrement gonflé.

Moi et la chimie c’est pas ça… Il a plissé. Puis il a retendu ses rides au four.

Bref…Il a fait des efforts pour me faire plaisir.

 

Le résultat est une miche gentillette, tendre et assez aérée. Elle ne goûte pas la levure mal montée, ni le raplapla-des-degâts (je rappelle que mon four n’a pas de thermostat, un feu de dieu).

C’est l’autre jour, chez la maman chérie de la petite fille, que j’ai mangé son pain si bon. Sa première réussite totale, vraiment.  Cela donne envie.

Son levain-maison se nomme Martin. « maman a donné un nom à son levain, elle est folle celle là » à dit l’enfant, ravie.

Ils ont déménagé et maintenant le levain se plait. L’autre maison était trop froide et humide. La nouvelle sent le feu de bois, Martin aime ça.

Et moi, et moi….

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Je suis décidée, quand j’aurais une maison, quand je serais….quand…j’aurais un levain, Tintin.

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Fin de vacances

Il pleut, la nature est ravie, les oiseaux aussi. Mes vacances sont finies, elles ont eu plein de soleil en deuxième partie. Comme c’était bon !!

Mais un début sous le gris. Et une amie à déménager. Perte d’autonomie. Trouvons des jolis mots pour dire que cette amie a décidé de partir vers des sentiers dérobés, là où la mémoire se cache, là où tout est obscur et encombré. Là où vaut mieux le silence. Là où les phrases ne se finissent plus et les mots jouent à cache-cache.

J’espère que je pourrai encore l’emmener dans la nature qu’elle aime tant. Pour le moment c’est le repos, entourée de cartons, chez sa fille, en attendant un lieu de vie collectif…Alors heureusement le soleil est arrivé début mars. Franc, plein.

Pendant la semaine de soleil, j’ai visité une jolie maison, inaccessible à mon porte-monnaie. Je ne sais pas si cela valait la peine de se faire du mal ! Mais bon…c’était une expérience…

C’est incroyable le nombre de gens sympas que tu rencontres en visitant des maisons, leurs maisons. Je suis épatée. C’est toujours ça de pris, même quand tu restes bredouille. J’adore entrer chez les gens. J’aurais fait un bon agent immobilier. Euh, non, beurk…

Pendant mes vacances sous le gris ou le beau, j’ai énormément cuisiné. Une petite frénésie. Rien de spécial mais plein de bonnes choses, salées et puis de la brioche maintenant que je sais faire.Et grâce à Croukougnouche, j’ai réussi des blinis. C’est vraiment facile et miam ! J’y avais mis de la ciboulette émincée.

Pour continuer dans mon élan,  hier j’ai emprunté des magazines, ceux qui me délassent et donnent l’eau à la bouche. Bon sang qu’est ce que les photos sont belles !

( euh pas celle là, hein ?, elle est de moi !)

Ayant un mangeur d’oranges à la maison, j’ai tenté ces petits gateaux. Moelleux, goûtus. Je referai en remplacant le beurre par autre chose. C’est mon truc de remplacer le beurre ou de le diminuer systématiquement…Non, je ne te fais pas de dessin, non ce n’est pas à cause d’une allergie, non c’est délicieux le beurre, oui, oui.

Oui, comme elles sont belles leurs photos. Là c’est sur « Saveurs »…C’est fou le pouvoir attractif qu’elles ont sur nos neurones, nos papilles. De l’oeil à l’envie, du regard à l’irrésistible désir.

Alors tiens! Zou… une pâte à spéculos dans le frigo, en petit boudin.

J’aime énormément les biscuits secs de type scandinaves. J’ai une recette d’un ami danois, mais je n’arrive pas encore au résultat fameux. Parfois même je mets TROP d’épices !! Bon, nous verrons pour cette fois.

Le truc bien au boulot c’est que mon mangeur d’oranges et moi nous avons des tas de cobayes consentants…Prêts à tester nos essais  culinaires ou nos valeurs sûres, genre cake anglais ou fondant chocolat. Ah, ha…! Ben quoi, on ne fait pas que travailler au travail ! Hum ?

 

 

 

Les pieds dedans

Hier je suis partie voir des amis. Tu sais que je ne suis pas très branchée « famille », je n’y peux rien, c’est génétique chez moi. Mais j’ai le bonheur de connaitre deux personnes que j’aimerais, que j’aurais choisies, même s’ils n’étaient pas de ma famille. C’est cela qui compte pour moi. Ne pas être englué, ne pas se sentir obligé ni subir les non-dits pesants, les faux semblants. Bon j’arrête, tu sais bien que je suis intarissable sur ce sujet à la fois tabou et brûlant.

Non, ce que je veux te dire c’est juste qu’hier était une très belle journée.

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Cela se passe dans la Drôme du sud, au Pays de Bourdeaux.

Au bord du Roubion, il y a un bon resto rustique. Une petite fille pêche et prépare des truites. Au choix : truites en brochettes ou truites farcies.

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La cuisine est une histoire d’aimer et d’inventer. Ce cuistot là est doué.

Après on relâche dans la rivière les restes du repas. Retour à la nature, dans le courant qui bat.

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Le bruit de la rivière qui crépite, une pulsation folle. Un instinct de vouloir, de courir. La force du mouvement. Je ne m’en lasse pas. Je me suis couchée l’oreille sur les pierres, tout au bord. Pour m’entendre dévaler la cascade moi aussi.

On a cueilli des violettes pour faire du sirop. Elle a mis ses pieds dans l’eau. Quelque soit la saison, c’est comme ça.

C’est plus fort que nous.

C’était hier.

Ce matin une amie m’écrit de son iphone  : « Je suis à Osaka. J’attends le prochain avion. Je suis épuisée ».

Elle vit au bord du Pacifique, elle traverse le globe pour ses vacances. On se verra au bord de la méditerranée, peut être.

De l’eau, je te dis, de l’eau.

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En ce moment c’est l’appel, les retrouvailles.

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Après la tempête on fait quoi ?

Après la tempête on ciel. Mauve sacré du soir, le matin on retrouve du bleu.

Après la tempête on sort ses ciseaux, on tranche. De vivre.

De s’amuser, de courir après soi. De surprendre.

Et puis on invente, de toutes façons on invente. Inventer c’est un verbe merveilleux. On devrait remplacer Vivre par Inventer. Oui je propose qu’on change un peu les mots, les verbes, qu’on les mette où ça te chante. Inventer, quoi d’autre ? Sinon comment tu vis ?

Alors, après tout ça, ce vent, ce bruit,  je voulais créer une gourmandise mais  sans beurre et sans farine. Et avec du moelleux et du goût.

J’ai réussi un petit gâteau, je te dis comment, c’est fachtoche.

Tu bats 2 jaunes d’ oeufs avec 2 C.à.S de sucre, les blancs tu monteras en neige.

Dans une tite casserole tu fais fondre une grosse cuillère de miel et une C.à.S d’huile de ton choix.

Tu mélanges dans les oeufs+sucre.

Dans une poêle tu fais un peu griller, à peine, fais gaffe, juste pour raviver le goût !… 4 C.à.S de poudre de noisettes et la même quantité de poudre d’amandes ( ou de noix). Tu mélanges au reste, si c’est trop épais tu mets un peu de lait, pour obtenir une consistance genre mayonnaise.

Tu introduis tes blancs en neige et voilà. Tu peux ajouter de la cannelle ou autres épices à pain d’épices.

Le four ? Chai pas, le mien, à gaz, est dément, mais il faut une cuisson moyenne, facilement 25 mns. Tu piques au centre, etc…Tu vois…

Si tu veux le rendre plus sexy ce petit gâteau, tu peux faire un glacage. Au café, au chocolat…Moi je voulais juste un remontant après tempête. Un truc léger, envolé. Et voilà.

PS. J’entends à la radio que Paul Le poulpe est mort et qu’il était devin. Je ne sais pas de quoi on parle, je crois qu’il s’agit d’un humain ! Je vois ensuite qu’il s’agit  vraiment d’un poulpe ! Bon, je me dis, les infos sont formidables, c’est passionnant. Et si on élisait une grenouille comme Président de la République ? Elle monterait à une échelle pour nous prédire la pluie et le beau temps…