Atelier d’écriture, de ci, de là

Depuis cette expérience de « marathon » en mars / atelier / écrire trois heures minimum et publier toutes les heures…j’ai rejoint un groupe de participants dans un forum d’atelier d’écriture.

Ce matin j’y ai vu un nouveau thème autour de la « mer nourricière et l’homme » et j’ai pondu un texte. Je vous en ai fait une copie sur Les mots qui viennent.

Comme c’est curieux cette motivation à plusieurs. Je ne dis pas que j’écris « mieux » quand j’écris dans un cadre commun, un blog ou un forum ensemble. Mais je m’applique et j’ai l’urgence de dire qui émerge violemment. Moins en dilettante que sur mes blog-ego, parfois. La question du style est en jeu, encore plus fortement.

C’est ce qu’on appelle la stimulation du groupe, sans doute ?

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Je reviens de la médiathèque et d’une rencontre avec René Frégni. Un bel homme qui s’impose devant une assemblée, écoute fort et conte, répond. Franc. Il a lu son premier livre à 19 ans car l’école, il avait loupé cette marche. Il était déténu dans une prison militaire. Il a un parcours en dents de scie. Il connaît bien la prison et les taulards. Il a aussi bossé en psychiatrie. Et puis l’écriture c’est devenu sa vie. Il s’est installé dans un cabanon vers son Marseille et il n’a plus fait qu’écrire, écrire.

Parmi les présents ce matin, face à lui, des loulous du quartier, venus croquer les croissants et boire des jus. J’en ai quand même observé un ou deux qui ne faisaient pas que les p’tits cons et, au premier rang, écoutaient le m’sieur. Celui qui parle de la taule…

Dans un coin il y avait aussi deux profs et huit lycéens qui ont travaillé sur un livre de René et ont passé hier en sa compagnie. Ils ont lu des textes. Ils lui ont aussi écrit des lettres, leurs ressentis, leurs questionnements. Il les aime les jeunes, il les mangeait des yeux en les écoutant.

Aujourd’hui, 17 bouquins après, c’est un peu la consécration pour René.

Depuis vingt ans, il anime des ateliers d’écritures en prison. Et il rencontre, il rencontre. Et il aime les femmes, toutes, aux terrasses de café, passionnément. Je me suis donc fait servir mon p’tit noir par lui, directement, en entrant dans la pièce. Ben quoi ? Oui, j’avais mis ma veste de tailleur, rouge, cintrée, oui. Ben quoi ?

Sacré René. Chapeau bas !

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3 réflexions au sujet de « Atelier d’écriture, de ci, de là »

  1. J’avais écouté un jour une interview de René Frégni qui m’avait marqué je me demande si ça n’était pas avec notre chère Kriss. Je pensais à elle hier et à toutes ces personnalités étonnantes qu’elles nous faisait découvrir dans ses Portraits Sensibles…

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