Bien, plus loin que les mains

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Transports. Transports de pensées, gaieté simple. Envois. Envoie. Et vois.

A défaut de parcourir le monde, laisser voguer.

Une blogueuse a rejoint le club des cinglés du courrier. De celles et ceux qui n’ont pas peur de timbrer, même pour rien, pour personne, pour l’inconnu complet.

Soyons des inconnus. Tout à fait.

Une petite fille qui m’avait servi des brochettes de feuilles et de violettes au bord de la rivière, m’a posté prose et dessins.

Dimanche. Je lui fait une maison.

Le temps n’est ni gris ni bleu, les deux. Encore froid.

Elle ne va pas à l’école, elle vit sa vie cette petite fille. Elle fait son jardin, elle suit son cours de vie avec ses parents qui veulent un monde différent.

Et le font.

Dimanche. Les enveloppes sont prêtes, entassées.

Les mains ont butiné. Avant les couleurs j’ai dessiné le pain. Encore à cause de ces blogueuses qui font. Je me suis dit, retentons. Il faut toujours tenter mille fois face à la tentation.

J’ai tourné les bras et les mains, faisant une danse avec la pâte, m’imaginant au coeur d’un batteur, d’une machine brassant, pétrissant. Je n’ai jamais vu faire, j’imagine. Il faut imaginer et se croire capable.

Cela ne marche pas toujours mais bon…J’ai fait une tente berbère dans la salle de bains, entre radiateur, pain, serviette au dessus. Un pain couvé en quelque sorte. Ensuite j’ai tout gâché, ça c’est moi, en badigeonnant dessus de l’huile et de l’eau froide juste avant le four, sur un pain tout chaud, tendrement gonflé.

Moi et la chimie c’est pas ça… Il a plissé. Puis il a retendu ses rides au four.

Bref…Il a fait des efforts pour me faire plaisir.

 

Le résultat est une miche gentillette, tendre et assez aérée. Elle ne goûte pas la levure mal montée, ni le raplapla-des-degâts (je rappelle que mon four n’a pas de thermostat, un feu de dieu).

C’est l’autre jour, chez la maman chérie de la petite fille, que j’ai mangé son pain si bon. Sa première réussite totale, vraiment.  Cela donne envie.

Son levain-maison se nomme Martin. « maman a donné un nom à son levain, elle est folle celle là » à dit l’enfant, ravie.

Ils ont déménagé et maintenant le levain se plait. L’autre maison était trop froide et humide. La nouvelle sent le feu de bois, Martin aime ça.

Et moi, et moi….

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Je suis décidée, quand j’aurais une maison, quand je serais….quand…j’aurais un levain, Tintin.

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6 réflexions au sujet de « Bien, plus loin que les mains »

  1. Le levain, c’est magique. J’ai réussi à donner naissance aussi, mais je ne savais pas quand l’utiliser, enfin, à quel stade de son « grandissement ». Tu viens, et on s’entraîne, dac? Trois jours au moins.

  2. cette maison ? Hum, c’est chez moi. tu as raison c’est ce qu’on vit dedans qui compte, hein ? J’y penserai mercredi en visitant encore des maisons à vendre….hi hi

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