Les pieds dedans

Hier je suis partie voir des amis. Tu sais que je ne suis pas très branchée « famille », je n’y peux rien, c’est génétique chez moi. Mais j’ai le bonheur de connaitre deux personnes que j’aimerais, que j’aurais choisies, même s’ils n’étaient pas de ma famille. C’est cela qui compte pour moi. Ne pas être englué, ne pas se sentir obligé ni subir les non-dits pesants, les faux semblants. Bon j’arrête, tu sais bien que je suis intarissable sur ce sujet à la fois tabou et brûlant.

Non, ce que je veux te dire c’est juste qu’hier était une très belle journée.

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Cela se passe dans la Drôme du sud, au Pays de Bourdeaux.

Au bord du Roubion, il y a un bon resto rustique. Une petite fille pêche et prépare des truites. Au choix : truites en brochettes ou truites farcies.

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La cuisine est une histoire d’aimer et d’inventer. Ce cuistot là est doué.

Après on relâche dans la rivière les restes du repas. Retour à la nature, dans le courant qui bat.

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Le bruit de la rivière qui crépite, une pulsation folle. Un instinct de vouloir, de courir. La force du mouvement. Je ne m’en lasse pas. Je me suis couchée l’oreille sur les pierres, tout au bord. Pour m’entendre dévaler la cascade moi aussi.

On a cueilli des violettes pour faire du sirop. Elle a mis ses pieds dans l’eau. Quelque soit la saison, c’est comme ça.

C’est plus fort que nous.

C’était hier.

Ce matin une amie m’écrit de son iphone  : « Je suis à Osaka. J’attends le prochain avion. Je suis épuisée ».

Elle vit au bord du Pacifique, elle traverse le globe pour ses vacances. On se verra au bord de la méditerranée, peut être.

De l’eau, je te dis, de l’eau.

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En ce moment c’est l’appel, les retrouvailles.

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6 réflexions au sujet de « Les pieds dedans »

  1. Des violettes, déjà ? Chez moi, ce sont encore les perce-neige qui clignotent au soleil timide.
    Tu manques au pays des mille mots dont je suis moi aussi un peu éloignée.
    Mais beaux souvenirs et belles émotions toujours présentes !
    L’âme de Lise est arrivée jusqu’ici et c’est le printemps !
    Je t’embrasse.

    1. Chère Savarati Merci !
      Le sais tu qu’hier je suis allée sur ton blog ? Peut être l’as tu vu en coulisses ? Sinon quel hasard !!
      Je ne vais plus sur le « blog commun » car LiseCC ne le souhaite pas. La Lise que tu lis ici n’est pas la même. j’aurais bien aimé garder plusieurs Lise mais non.hélas.
      De grosses bises

      1. Je me suis rendue compte de ma confusion lisique juste après avoir expédié mon com !
        Le monde blogueste à un l’image du monde réel : parfois versatile aussi !
        Dommage ! Mais ce qui a été vécu reste bien vécu. Et puis nos petites maisons restent accueillantes …
        Belle journée et bizzzz printanières !

  2. les violettes ici aussi , depuis plusieurs semaines , blanches et mauves ..
    les jonquilles écloses sur le repos de »Pocky » notre chat aux longues pattes , disparu trop tôt , fauché sur la route , en bas ..et aussi des orchidées sauvages au pied du pommier de « Spock « , le roi des chats ,qui est allé jusqu’à ses 23 printemps .. la rivière coule , l’herbe pousse et l’espoir gonfle le cœur du petit bout d’homme.. les enfants savent mieux que nous les clés des mystères du monde..

    1. C’est la sève, comme dit Lise. Oui les bébés savent tout, de cela je suis persuadée depuis mes douze ans. Ils ont les clés. L’éducation, le formatage des adultes, les normes culturelles et sociales, nos barrières, les leur font perdre peu à peu.

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