Les matins « sans » c’est « avec ». Sinon comment vivre ?

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Les matins sans soleil, on laisse la place au ciel. Après tout il s’appartient, il a tout son espace pour en faire ce qu’il veut. Quelle jolie vie. Tout cet espace et y mettre la lumière que tu veux.

Les matins sans soleil, comme ce matin, sont des matins avec. C’est l’histoire de la vie , l’histoire de la transformation. Quand ai-je compris cela ? Je ne sais pas. J’aime dire que je ne sais rien, cela me met en vie, en joie, c’est que peut être j’apprendrais un jour ? Un peu. Une petite fois. Il sera…

Cela a dû commencer très tôt. Est-ce au fond du jardin ou sous le saule pleureur qui touchait l’herbe ? Est-ce dans les années sans vie à deux, entre 20 et 24 ans, où chaque jour pesait dans tous les contours, du soir au matin, et qu’il fallait chaque fois trouver une raison de sourire aux riens,  à personne, avec personne qui t’attend chez toi ? De ces années là j’ai gardé, je crois, cette profonde empathie pour la solitude non voulue ( l’autre je l’adore, elle est ma drogue) qui ronge et rapetisse. D’où les courriers aux mémés, les sourires aux passants tristes, les arrêts sur les bancs auprès de vieux messieurs qui me racontent leur vie, etc.

Mon temps n’est souvent pas le vôtre. C’est une amie qui me dit cela souvent, quand je m’interroge sur l’interactivité, la lenteur des amis à répondre, les silences qui me pèsent. Tu n’as pas la même notion du temps que nous, c’est tout. Oui, c’est tout. Je vis dans une urgence à dire. Et je suis un peu partout. Disloquée et diffuse dans chaque être animé, qu’il soit près de moi ou loin. Ca a dû commencer toute petite cet autisme, cette hyper réceptivité que maintenant je peux dire et accepter, puisque c’est moi.

Alors les matins sans soleil c’est soleil. On redouble d’attention. Je caresse le chat qui est un prolongement de moi, non, le chat n’est pas du tout cela. Il est. Face à face. Nos moustaches vibrent et on se parle. Une vie de chat.

Bon mais qu’est-ce que je fais à te parler là ? Tu sais bien qu’aujourd’hui je pars en Ardèche retrouver une amie, puis des blogueuses ! Un jour ce sera toi.

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13 réflexions au sujet de « Les matins « sans » c’est « avec ». Sinon comment vivre ? »

  1. Alors là, je note tout de suite ce titre dans mon carnet à formules magiques !!! Génial, vraiment !!!! et la photo, un chat et une main tendue, tendresse infinie, douceur…
    Dans la prairie il pleut ce matin mais tout le monde est content car il va y avoir cueillettes de champignons dans quelques jours !!!
    Bonne journée en Ardèche !!!

  2. Parce que tu y vois un peu de Lôlà, le petit truc rose en forme de tortue qui se dilate là-bas, tu vois ?
    Hi ! C’est bien ça. Nos cerveaux sont fait pour se transformer et nous étonner, n’est-ce-pas ?
    Merci O, Ô, les Lecteurs doués !!.

  3. Je comprends très bien ton histoire de temps, de silence qui pèsent, de grand-mère qu’on rassure, de moustaches qui vibrent…. Je comprends tellement….. Je comprends que tu l’écrives aussi.

  4. C’est bien de le dire aussi, toi.Pour un papillon le temps ne dure pas longtemps non plus, chaque jour est pépite à vivre sinon…

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