Le blog c’est tout toi, tu vois ?

 

Un blog, pourquoi ? s’intitule un récent article (16 juillet) de Jean-Pierre.

Sa réponse est belle. Un homme comme lui a tellement à nous apprendre et le lire te transforme un peu. Quand j’ai découvert son blog je suis restée sur mes fesses et en même temps c’est  « un coup de pied au cul »  que cela te donne.

Nous avons tous des billets qui font le point à un moment donné sur ce que cet écran et ces lignes qui bougent avec des lettres qui s’additionnent et vont vers d’autres personnes et des clics de ci de là…Mais qu’est ce que c’est que koi kesse ? Hum ?

Une maladie contagieuse ? Un truc qui se répand ou bien tu commences par avoir une petite rougeur au genou puis cela s’empare de toi et tu ne te reconnais pas parfois ?

Une envie ? Un truc irrépressible. Tu essaies pour voir, par défi, par curiosité et puis ça te saute au cou, tu y trempes les pieds et tout le reste. C’est comment ? Un peu, juste ? Tout à fait, à grandes eaux ? J’admire vraiment ceux qui ont le recul, tempèrent, vont calmement écrire de temps à autre une jolie chose à partager, simplement. Je vous admire, je ne sais pas faire mais je ferai tout pour, avec le temps. Pour l’heure, j’ai souvent la cocotte minute qui bouillonne trop dans mon ciboulot.

J’ai commencé l’aventure avec une amie. Et j’ai pu constater que c’était pour moi un genre de maladie que d’autres ne contractaient pas. Je me suis retrouvée seule à brouter mon herbe bloguesque. Est-ce que j’ai vu des trains passer ?

Comme je suis très curieuse et joueuse (quand c’est moi qui triche), j’ai créé des tiroirs, expérimenté des thèmes, des hébergeurs, des styles. Pour les malades, les solitaires, les boulimiques, les désespérés, les qui-ont-du-temps, les amoureux de l’écrit…Les blogs sont un truc, un truc comme un ami qui serait aussi un ennemi.

Heureusement, quand il te reste encore de la lucidité,  le blog appelle toujours la limite, te fait sentir les limites. Il te fait toucher des territoires, des inconnus, des formes et des fonds et il se retourne vers toi pour te dire  Alors tu vois ? Tu vois quoi ?

Et tu vois quoi ? Tu vois TOI.

Car c’est vers toi que tu vas, que tu erres, que tu hésites, que tu soulèves les montagnes, que tu rêves. Le blog c’est une machine à échos. Si tu en attends quelque chose, tu es cuit. C’est toi que tu regardes et  l’illusion sera tienne, couchée sur le flanc,  si tu nourris bêtement la machine-à-échos-de-toi.

Le blog est un dialogue qui s’ouvre, se perd, s’accroche, plaît, vit, éprouve. C’est un outil. Il est extrêmement interactif et avant tout, je le redis, vis à vis de soi-même. C’est la leçon que je retiens après avoir crapahuté sur ses monts et merveilles, ses gouffres et ses désillusions. Les miens, les miennes. Je dis cela car c’est toujours vers ma responsabilité que je me tourne quand je cherche, quand je ressens, quand je doute ou quand je jubile. C’est vers nous qu’il faut trouver les réponses et ajuster, être à la juste place, être positionné. Juste. Ni plus ni moins.

Le blog est un beau miroir qui ne ment pas au bout du compte. Tu peux le laisser derrière toi et constater que c’est toi la pareille au même. Avec une expérience de plus dans ta besace. C’est à tenter. Je suis pour tenter tout ce qui est possible et l’impossible aussi, vous me le mettrez dans le même paquet…

 

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10 réflexions au sujet de « Le blog c’est tout toi, tu vois ? »

  1. oui, tu as complètement raison.
    bloguer rejoint une démarche de journal de bord au long cours.
    ça peut être très narcissique mais en fait ,c’est fou ce que ça ouvre de portes sur ailleurs , sur l’autre , tout en permettant une sorte d’introspection très fructueuse.
    par cet outil , j’ai retrouvé ma plume  » d’écriveuse » , un peu mise de côté depuis la peinture , et je suis extrêmement réjouie de réaliser mon rêve ancien de faire cohabiter mes « violons dingues » : écriture/ peinture/ musique ……
    et puis aussi , cela provoque parfois d’improbables et époustouflantes rencontres!
    c’est carrément magique! j’adore!
    par contre , bidouiller la forme , les mise en pages etc…
    c’est très secondaire pour moi , à partir du moment où j’ai trouvé un format qui n’encombre pas le propos , je ne cherche pas à sans cesse à renouveler la forme , ça me dépasse un peu .

  2. La forme importe très peu je trouve car ce sont les contenus qui marquent et font la différence. Oui, des potentiels timides peuvent trouver une lumière et c’est le fun.

  3. Je reviens sur ce que j’ai dit…La forme importe peu tant qu’elle est claire et qu’elle plait …et ne rebute pas. J’avoue qu’il y a des endroits où je ne suis pas bien car c’est trop laid pour moi…Et…Tiens, comme par hasard , le contenu me rebute aussi. Comme quoi.

  4. Coucou Lôlà, je me suis régalée à lire ton post !
    Et oui, ce qui me frappe le plus, c’est :
    « … quand il te reste encore de la lucidité, le blog appelle toujours la limite »
    !! oh que oui !! Je reconnais ça !
    et :  » … il se retourne vers toi pour te dire « Alors tu vois ? Tu vois quoi ? »
    C’est exactement ça ! C’est fou, tu dis ça si bien !
    Enfin, le « …si tu en attends quelque chose, tu es cuit. »

    On est d’accord, et tu as tout dit je crois, de ce que j’expérimente depuis quelques années déjà, sur mon blog, mes blogs passés.
    Je file lire le poste de Jean-Pierre – si c’est celui auquel je pense, j’ai aussi été secouée par son blog.
    Bises.
    Sont-ce de magnifiques vues du Vercors ?

  5. Un blog c’est comme un visage et une voix, comme un sourire et un regard… On aime, on y répond, on se comprend, on partage, on se reconnaît..;
    Ce qui est fascinant, pourtant, c’est que tout se fait sans visage, sans voix, sans sourire, sans regard et que seuls les mots et le décor nous reflètent.

    Beau billet!

  6. Belle réflexion, Lôlà.
    Ceci étant, quand tu dis : « tout se fait sans visage, sans voix, sans sourire, sans regard et que seuls les mots et le décor nous reflètent », c’est vrai mais seulement parce que tu le veux bien.
    De même, à la différence de Charles, je ne poserai pas de frontière ni tangible ni intangible entre le blog et ce qu’il appelle « la vraie vie ».
    D’ailleurs, grâce à ou à cause de mon blog, je peux dire que j’ai même vu la réalité dépasser la fiction. Je crois qu’en cinq ans de blog, je suis à peu près passé par toutes les étapes. Le plus difficile à gérer a sans doute été, un temps au moins, les réactions de mes proches.

  7. Marcus, tu sites une phrase d’Epamin, pas de moi, mais tu avais vu je suppose. Et je suis d’accord avec toi qu’on peut mettre voix, sourire et visage si on le décide.
    Tu as une longue expérience du blog et donc beaucoup de recul. C’est impressionnant pour moi. Pour ce qui est de mes proches, quasi aucun ne connaît mes blogues ni la blogosphère, en général. Et c’est bien.

  8. J’ai oublié de répondre au tigre : Photos prises des collines au dessus de St Marcellin, tournée vers le Vercors : tout au fond, oui ( chaleur / brumes).

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