Le ruisseau vivre

La semaine dernière ma vie a fait une bascule.

Un genre de pirouette et je ne suis pas un chat, je ne sais pas toujours retomber sur mes pieds en temps et heure. Pas autant.

En fait, c’est tout simple, j’ai pris la route. Partie revoir ces amis qui ont changé de vie. Adios la grande capitale : une vie les mains dans la terre, le nez au vent, par tous les risques, tous les temps.

Cette route, déjà, est terrible. Elle va vers le sud de la Drôme et plus tu descends, plus c’est beau.

Cela fait treize ans que je l’ai rencontrée et à chaque fois je suis toute éberluée. Bien sûr tu vas vers des routes de plus en plus petites et tu arrives vers des villages charmants. Ce jour là il y avait initiation à la pêche pour les enfants. Un régal.

Le soleil à 10h était déjà chaud et la brume s’évaporait.

La rivière traverse le village. Les rivières traversent les villages. Et dès le pont, dès les ponts, ta vie bascule. Sans prévenir.

Pique-nique au bord de l’eau, jardin libre et fouillis de vie des amis, chat et hamac de Guyanne se prélassant. Et moi dedans…Le regard à l’horizon, zon, zon. Perdue, ça y est, perdue….

Eperdue de joie de retrouver l’atmosphère des villages et une nature reine devant chez soi, juste devant, là, à trois pas. De la beauté, de la beauté, de la beauté et le soleil comme un dingue qui en remettait une couche sur mon moi déboussolé, mes pieds légers, mon coeur chaviré.

Ce n’est pas sérieux une vie de tant de beautés. Des rivières qui crépitent, ton corps qui a chaud, très chaud comme en été,  et qui palpite comme un gigolo. C’est idiot. Tu rentres comment chez toi ( dans la petite ville) après tout cela ?

Au retour je me suis arrêtée dans un autre village. Comme si je n’en avais pas assez vu, non, il a fallu que je trouve un minuscule sentier longeant un ruisseau. D’un côté le fond des jardins, et entre les maisons, une petite rivière encore.

Et moi sur le bord du ruisseau. Les mésanges voletaient au passage. Mais qu’est ce qu’elle fait là, c’est chez nous ici !

Oui les filles, je me perds. Je me perds d’amour pour vous. Je tombe en amour dans le ruisseau. Son bruit sûr, ses reflets d’azur, sa vie qui trépigne, dévale, m’enrobe, me tire, me pousse et me laisse à l’air libre, mésange bleue voletant.

Un seul regret, je n’ai pas mis les pieds dans l’eau. Comme des idiots,  ils étaient bien au chaud dans mes chaussettes. Je ne sais pas où ils avaient la tête.

Or donc, je reviendrai.

Et peut être, même,  rester tout à fait. Qui sait ?…

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13 réflexions au sujet de « Le ruisseau vivre »

  1. Comment se fait-il que ce blog n’attire pas plus de visiteurs? Des petites balades gratuites et la découverte de beaux espaces le tout accompagné d’humour et de chaleur humaine…
    Moi aussi, je reviendrai…

    1. Tu sais, il y a ceux qui passent et ne disent rien.
      Il y a la tortue qui a déménagé et là tu perds environ 50 % de tes lecteurs.
      Il y a les vacances et il y a la vie, dehors.
      Il y a la règle d’interactivité des blogues : plus tu vas chez les autres mettre des mots gentils,plus ils viennent en retour. Et je suis sûre que c’est ton cas, par ex.
      Et il y a surtout des lectrices formidables et j’ai toujours privilégié la qualité à la quantité. J’essaie de ne plus me formaliser sur le « nombre  » de commentaires maintenant. Il y a des blogues formidables, d’artistes, par exemple, qui n’en ont pas.
      Toi et moi accordons beaucoup d’importance aux petits mots, aux signes…C’est comme cela.
      L’important c’est le coeur qui bat et un coeur qui bat + un coeur qui bat…

  2. mais Epaminondas je me promène souvent chez zou sans laisser de comm. trop éberluée ou émerveillée pour le faire
    … là encore tant de vérité sentie et partagée de l’amour…

  3. Bon, salut les filles, je me sens un peu seul parmi vous. Non, pas du tout, je suis très heureux d’être ici et je le dis. La plume de Zou me ravit, je le dis aussi. Le talent + la modestie = l’anonymat garanti + la certitude de ne pas avoir à faire le guignol devant des gros prétentieux imbus d’eux mêmes. Que demander de mieux ?

  4. Oui, j’étais en vacances (donc sans ordi)… Du retard à rattraper… Plein de lecture, chouette (sauf que là, je bave… c’est malin/cf les cookies/).

  5. BonZOUr ! Moi aussi je viens te voir et je n’ai que rarement laissé de commentaires; je crois que j’ai juste pris plaisir à te lire et me laisser voyager avec tes mots.
    Mais aujourd’hui j’avais envie de te faire un coucou, pour cette si belle promenade et ce que tu exprimes, de nostalgie ou de désir, à vivre dans ces si merveilleux endroits.
    A bientôt , Nathalie (du tigre caché dans les forêts)

    1. Merci les ami(e)s je suis très touchée et ravie ce matin ( soleil levé dans le ciel) de vous voir dans le ruisseau chéri. On retournera.
      Bienvenue au Tigre-Nathalie qui bosse un peu plus au Sud, par là-bas, et je sais combien tes yeux s’écarquillent des fois !

  6. J’ai mal posé ma question car elle n’était pas à prendre au 1er degré… C’était une manière détournée de dire combien c’était chouette ici. Mince, j’ai peut-être heurté quelques personnes et je m’en excuse.

    Je sais que de nombreux visiteurs se promènent ici ou là et ne laissent pas forcément des commentaires alors qu’ils apprécient. Mais comme tu le dis, Zou, comme toi, je suis sensible aux mots et aux signes (peut-être trop!)
    Belle journée à ceux qui passent par ici même s’ils ne laissent aucune trace! (;O)

  7. je transmets à la patissière de la maison
    nous on est plutôt galettes salées
    oups je suis en train de voir, par je ne sais quelle fausse manip je ne commente pas le bon article hahaha
    tanpir ! 😉

    chaleureusement

    frédéric

  8. Ah… je pense que je n’aurais pas pu résister… c’est plus fort que moi, il faut toujours que je trempe mes pieds dans les ruisseaux, il faut vraiment qu’il fasse un froid glacial pour m’en empêcher.

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