La clé autour

Photos Collectif Tendance Floue

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Sans y voir

Sans savoir

On vit et on ne sait pas qu’on est entrain d’accumuler

De l’amour

Qu’un jour on va regarder

Enfermé dans la mémoire il se libère

Avec ou sans le poids des années ?

Un jour on l’observe avec notre vie à remettre dedans. Non, ce n’est pas pour en faire le tour. Comment faire le tour d’un amour ? Non, je ne le crois pas. Non, je ne sais pas.

On l’observe comme un bel oiseau à ré-apprivoiser. Qu’ai je fait ? Qu’est-il donc ?

Qu’en moi suis-je lui ?

Un jour, on ne savait pas puisqu’on vivait, un jour on revient sur les traces.

Encore différemment que l’autre jour, que l’autre fois. Parce que l’âme n’est jamais comblée, jamais le coeur non plus ne se suffit à lui-même. Ils sont faits, sans doute, pour se tourner autour des amours.

Aimer était ma principale préoccupation. Ma passion. Pour elle j’ ai tout laissé de côté, rien ne fut prioritaire : les enfants, la famille, le travail, nan, nan, nan.  Les études, peut être elles seules, ne subissaient aucun détours puisqu’à l’Université je suis au septième ciel, toujours. J’y étais à 17 ans, j’y retournais à 21, puis à 24, puis à 35, puis à 40…J’y trouve toujours la séduction suprême.

Mais le reste, non, pas pour moi tout cela. L’amour d’abord. Te rencontrer, te plaire, t’émouvoir, être bouleversée, tout renverser sur le passage, sur ton passage. Garder tes bras, changer de lit, changer de maison, prendre le train, prendre les gares à bout de bras, dévorer, pleurer. Voilà ce dont j’étais faite. Et j’en ai abusé. Je ne savais pas, d’ailleurs, qu’on pouvait être autrement. Pas intéressant. J’aimais profondément et longtemps. Je rongeais l’os jusqu’à plus soif d’un face à face de moi à moi, de toi à moi. Toi qui me disais « je t’aime », oui, ça commence comme cela…J’en faisais mon affaire, et jamais à la légère, mon combat.

Pourquoi, je ne sais pas. On vit, tout simplement. Les trucs t’attrapent par le col. Après soit tu as peur soit tu n’as pas peur. Questions de confiance et d’insconcience. C’est la proximité de soi qui fait le reste. De ce qu’on cherche ou pas.

On ne sait pas qu’un jour on regardera l’amour passé, pas passer. On se demandera comment cela fut, on refera le tour et il n’y aura pas de clé. Pas de clé, mes amours, pas de clés.

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