Petit chat gardé celui là

Jamais satisfaite

Il y a chez moi cette empreinte cruelle d’un trop grand amour maternel sans doute. Ou alors la perte de frère ou de soeur avant moi ou après. Enfin, j’ai été gardée après un grand vide, des traumatismes dans le ventre de ma mère. J’ai souvent le sentiment d’en porter tous les échos.

Ils sont là à me dire qu’il faut vivre pour plusieurs. Ils sont là à me faire sentir le souffle glacé de l’abandon et la peur du définitif. De la définitive solitude.

Alors, comme pour tromper le sort, pour faire table rase, pour éprouver ce déchirement d’un enfant à naître et qu’on tue, je coupe des cordons, sans pitié et c’est moi qui en souffre comme une damnée. Les pleurs n’ont même plus raison d’être dans ces moments là, ils seraient dérisoires.

Tout cela est sans doute dans ma tête, dans une hyper sensibilité ridicule. Je sais peu de l’histoire de « ceux d’avant moi » et je ne suis pas du tout du genre anti avortement, oh la la non ! Mais c’est comme cela que je ressens les choses, que je cherche à me comprendre.

Suis- je la survivante ? Qui cherche malgré tout à se noyer comme un petit chat ?

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